Chapitre 02 : Les granulats 

II. Généralités : 

II. 1. Définition : 

Les granulats sont des roches qui ont été naturellement cassées et roulées dans le lit des cours d’eau ou mécaniquement concassées. Ils serviront, avec les liants à la composition des mortiers et bétons, donc ce sont des matériaux inertes, de formes et de dimensions quelconques, appelées aussi par des agrégats.

II. 2. Types de granulats traditionnels : 

Pour ce type de granulats, il faut distinguer trois catégories :

Le granulat dit "Roulé", obtenu par criblage et lavage des matériaux alluvionnaires, généralement de forme arrondie.

Le granulat dit "Concassé" obtenu par concassage de roches éruptives ou sédimentaires, généralement de forme plus ou moins anguleuse.

Le granulat dit "Mixte" comporte à la fois des éléments roulés et concassés.

II. 3. Granulats non traditionnels : 

Ils sont d'origines diverses et destinés à des emplois bien particuliers.

Les granulats légers sont des matériaux naturels ou artificiels de faible masse volumique apparente (en général 1000 kg/m3), utilisés dans la fabrication des bétons légers : il faut citer :

Granulats naturels d'origine volcanique tels : la pierre ponce, la pouzzolane.

Granulats artificiels sont des produits industriels tels : mâchefer laitier expansé, cendres volantes frittées...

Granulats artificiels fabriqués spécialement : argile et schiste expansés, polystyrène expansé, verre expansé, etc...


II. 4. Classification des granulats : 

Le classement des granulats s'effectue en les passant à travers des tamis à mailles carrées dont les dimensions sont exprimées en mm.

Un granulat est dit granulat du type d quand il est   = 0,5 mm.

La terme "granulat d/D" est réservé aux granulats dont les dimensions s'étalent de d pour les petits à D pour les grands.

L'appellation d/D doit satisfaire aux conditions indiquées dans le tableau suivant dont les dimensions des grains correspondent à la classification de l'AFNOR norme NFP18304.

Pour procéder à la classification des granulats, on a affaire à un essai appelé "analyse granulométrique".

II. 5. Essai : Analyse granulométrie : 

Un granulat est défini pour deux nombres d/D caractérisant le plus petit et le plus grand des diamètres de ses graines ; la proportion des grains comprise entre les dimensions d et D pouvant être très variable. En effet l'analyse granulométriques traduit la distribution pondérale des granulats élémentaires dans les matériaux étudiés.

L'intérêt de la courbe granulométrique est de pouvoir juger :

Si le granulat est régulier (courbe continue) ou irrégulier (courbe discontinue).

Des dimensions extrêmes de d et D.

Du pourcentage d'éléments fins dans le sable.

II. 5.1 - Appareillage : 

Un dispositif de tamisage est composé de plusieurs tamis standardisés qui s'emboîtent.

Le tamis ayant la plus grande ouverture de maille est placé au dessus, celui ayant la plus petite ouverture de maille en dessous. Sous ce dispositif ou place un bac ou une boite ayant un fond.

 Remarque : 

Un tamis à mailles rondes ne correspond pas entièrement à un tamis de mailles carrées de même dimensions, il faut multiplier le diamètre  d par 0,8 pour obtenir l'ouverture de maille correspondante qui donnera environ le même résultat.

b) Ses plateaux en tôte.

c) une balance portée de 10 kg à 15 kg de précision le gamme.

D )une étuve réglée à 105°C.

 

II. 5.2 - Nota importante : 

A retenir les caractéristiques suivantes de la courbe granulométrique :

Une courbe progressive signifie un mélange favorable de grains gros, moyens et fins.

Une courbe raide entre deux dimensions  signifie un grand nombre de grains compris entre ces deux dimensions.

Une faible courbe entre 2 dimensions  signifie un petit nombre de grains compris entre ces deux dimensions.

II.6 - Module de finesse : 

Il permet d'apprécier la qualité d'éléments fins dans un granulat.

Le module de finesse d'un granulat est égal au 1/100 de somme des refus, exprimés en pourcentage des granulats sur une série spécifiée de tamis :

0,16 - 0,315 - 0,63 - 1,25 - 2,5 - 5 - 10 - 20 - 40 et 80 mm.

Il faut retenir :

Plus le grain est fin, plus le module de finesse est petit.

Plus le grain est gros, plus le module de finesse est grand.

7Poids volumétriques absolu et apparent : 


II.7.1 - Poids volumique absolu : est le poids d’un m3 de roche compacte de laquelle on  extrait l’agrégat en question. Le poids volumique absolu des granulats courants varie de 2.600 à 2.700 Kg/m3.


II. 7.2 - Poids volumétriques apparent : est le poids d'un m3 d'un agrégat naturel ou en vrac. 


• Plus l'agrégat est gros et plus il y a des dimensions différentes de grains, plus le poids volumétrique apparent sera grand et moins il y aura de vides dans la masse du matériau, ceci pourra être contrôler en versant de l'eau d'un récipient gradué sur l'agrégat séché jusqu'au moment ou tous ces vides sont remplis.


• La pierraille (éléments irréguliers) contient plus de vides que le gravier (grains arrondis se tassant mieux).


II. 8 - Importance de la teneur en eau des agrégats :


La teneur en eau des agrégats gros et moyens a peu d'importances par contre celle du sable peut avoir des conséquences graves car le sable foisonne sous l'action de l'eau c.à.d le volume du sable varie selon la quantité d'eau qu'il contient. Afin d'obtenir la quantité de sable prévue, quand ce dernier est humide, il faut :

Pour le dosage en volume : multiplier le volume du sable prévu par le facteur de correction. voir graphique.

 

Pour le dosage en poids : augmenter le poids de sable humide du même pourcentage que celui de la teneur en eau.

Exemple : Un sable contient 5 % d'eau et le mélange doit contenir 600 kg de sable, il faut donc employer 630 kg de sable humide.

III . Graviers : 

III . 1. Définition : 

Le gravier est un agrégat pierreux d'origine naturelle et dont la dimension des grains est généralement comprise entre 2 et 80 mm ; le gravier provient soit du dragage des rivières, soit de l'extraction de carrière de gravier. 

Le gravier de rivière est essentiellement composé de grains arrondis provenant des roches tombées dans la rivière et étant entraînées par le courant.

III . 1.2. Qualités exigées :  

Le gravier doit répondre aux exigences suivantes :

Il ne doit pas contenir d'impuretés : Le gravier provenant du dragage des rivières est en général pur, ne contenant ni particules d'argile, ni particules de limon ; mais lors du transport ces impuretés peuvent subsister le gravier, et sur chantier, il faut prévoir un lieu de décharge propre, prés de la bétonnière.

Le grain doit être suffisamment dur et résistant : la résistance à la compression du gravier pour bétonnage doit être au moins égale à celle du ciment employé après durcissement de ce dernier ; un moyen de contrôle simple peut se faire :

Un gravier de 0,5 cm à 1 cm, placé entre deux plaquettes d'acier de 5 mm d'épaisseur, doit pouvoir résister à une pression statique de 16 kg.

Un gravier de 1 cm à 2 cm  de doit résister à une pression de 26 kg.

Des graviers de plus de 2 cm   de  doit résister au moins à une pression de 34 kg.

Le gravier doit pouvoir résister aux intempéries : si le gravier est poreux, il pourra absorber de l'eau et se détériorer par la gelée.

La dimension des grains doit être adaptées au travail : le gravier de rivière provenant du dragage peut contenir des grains de dimensions variables. Et pour obtenir du gravier avec des grains de même dimension, il est donc nécessaire de le tamiser.

Quelquefois une couleur définie est exigée : pour certains emplois, où le gravier restera visible, il est exigé une couleur résistante à la lumière et aux intempéries.

III . 1.3. Utilisation :

Le gravier peut s'employer :

Lors de la fabrication ou la composition du béton et du béton armé.

Lors de la fabrication de plaque de gravier lévigé.

En tant que matériau décoratif par exemple bacs de gravier pour décorer.

IV - Sables naturels : 

IV.1. Le sable : 

C'est un produit provenant de la désagrégation naturelle de la pierre siliceuse (quartz) et/ou du silex (silicium), Il se compose de grains meubles n'ayant aucune cohésion.

La dimension des grains peut varier de 0,15 à 4,76 mm ; si le grain est plus petit que  0,6 mm  parle de "sable fin" ; s'il atteint presque 1,2 mm "sable moyen" et s'il atteint enfin presque 4,76 mm, c'est le "gros sable" ; ce dernier ayant des grains de plus de 2 mm ressemble à du gravier fin, appelé alors "sable graveleux".

IV.2 . Les différents types de sable : ou en distingue : 

Dans certaines rivières, où on le drague, ce sable s'appelle : sable de rivière ou sable fluvial, il est constitué de grains durs et arrondis ayant tous les calibres, il est très pur (lavé par l'eau).

Dans les sablonnières, d'où il faut l'extraire, ce sable s'appelle "sable de carrière" ; il a été entraîné par les cours d'eau aux temps primitifs, contenant des particules d'argile, le limon et des restes organiques.

En mer, où on le drague, ce sable s'appelle "sable de mer", il provient des roches sous-marines ou de falaises érodées ; il est préférable de rincer ce sable à l'eau douce car il contient des sels qui ne sont pas néfastes mais peuvent occasionner des efflorescences.

Dans les montagnes, le sable s'appelle "sable de feuilles", il a été emporté par le vent et s'est déposé contre les flancs des montagnes et des collines. Le grain de ce sable est très fin et de dimension régulière, ce qui donne lieu à un grand pourcentage de vides par conséquent, il ne pourra être utilisé qu'avec un mélange d'autres sortes de sable.

IV.2 .3. Qualités exigées : 

Le sable soit répondre aux exigences suivantes :

Il ne peut pas contenir d'impuretés : il doit être exemple d'argile, de limons, d'humus, d'éléments végétaux et de toutes autres particules nocives. Le pourcentage d'impuretés ne peut excéder 3 %.

Des essais de pureté de sable peuvent se faire sur chantier :

a) Etaler du sable en le frottant sur un linge propre, après avoir enlevé le sable, il ne peut y avoir de souillure.

b) Frotter du sable entre les doigts, il doit crisser dans la main et il ne peut y avoir des particules d'argile ou de boue collant aux doigts.

c) Essai de lévigation : remplir à moitié un verre gradué avec une même quantité d'eau et de sable, bien agiter afin que toute l'argile et la boue soit en suspension. Laisser se reposer pendant tout un temps et l'épaisseur de la couche de boue donne une idée de la quantité d'impuretés.

La dimension et la composition des grains doivent être adaptées au travail : le sable est d'autant meilleur qu'il est composé de grains de dimension différentes ; les grains moyens bouchent les vides entre les plus gros et les très fins bouchent entre les moyens, on obtient ainsi une bonne consistance, et on prescrit les modules de finesse suivants :


Sable pour béton pour constructions : entre 3,40 et 1,40

Sable pour béton maigre pour fondations : entre 3,40 et 0,90

Sable pour mortier de maçonnerie : entre 1,70 et 0,90

Sable pour mortier de carrelage : entre 1,70 et 0,90

Sable pour plafonnage : entre 3,40 et 0,90

Sable pour couche de fondation pour dallage : entre 2,50 et 0,90

IV.2 .4. Opportunité de mélanger diverses sortes de sable : 

Le mélange de plusieurs sable présente les deux grands avantages suivants :

En mélangeant du sable contenant de l'argile avec du sable n'en contenant pas, on obtient un sable non gras, donc utilisable.

Du sable n'ayant pas une bonne composition granulométrique peut être améliorer en y ajoutant du sable ayant des grains de calibres différents.

IV.2 .5. Utilisation : 

Le sable d'employé lors de la préparation des mortiers, du béton et du béton armé. Son utilité est de réduire ce retrait et la fragilité du mortier causé par le liant. Lors de la préparation du béton, il améliore la densité et en facilité le travail ; de plus le sable est l'élément économique du mortier et du béton.

IV.3 .Sables artificiels :

Le sable artificiel s'obtient en brayant mécaniquement de la pierre naturelle ou du laitier de haut fourneau, il est constitué de grains meubles n'ayant aucune cohésion. La dimension des grains peut varier de 0,15 à 4,7 mm et, comme le sable naturel, le sable artificiel peut être fin, moyen ou gros suivant que la dimension des grains est inférieure à 0,6 mm ; 1,2 mm et 4,7 mm.

IV.3.1. Types du sable artificiel : on distingue : 

Le poussier de pierre naturelle : c'est le produit du concassage de roche saine et dure de porphyre, de quartzite, de grès et de calcaire.

Le poussier de laitier : c'est le produit du concassage de bloc de laitier basique de haut fourneau à texture deux pierreuse non vitreux, qu'ont été refroidis à l'air en couches de moins de 0,25 m.

Le sable concassé : c'est du poussier de laitier dont on a éliminé le filler (le filler est de la fine poudre dont le grain est inférieur à 0,074 mm).

Le laitier granulé : c'est le produit résultant du refroidissement soudain du laitier basique s'écoulant du haut fourneau.

Le laitier broyé : étant le produit obtenu par monture du laitier granulé.


Chapitre 02 : Les pierres naturelles

II - Généralités :

II .1. Définition :

Les matériaux de construction trouvent leur origine dans le sol, en premier lieu les pierres qui sont depuis les temps les plus anciens sont des éléments de construction résultent du refroidissement progressif de la masse de la terre passant dans sa première phase de formation de l'état gazeux à l'état liquide (le magma) puis, au contact de l'atmosphère, à l'état solide (l'écorce terrestre).

D'autres pierres naturelles résultent de celles-ci par désagrégation, sédimentation et altération. Les pierres naturelles possèdent des formes et dimensions très variées.

II .2.  Classification Générale :

Les roches se classent en trois grandes familles suivant leur origine :

II .2.1. Roches ignées :

Les roches ignées ou éruptives résultent des refroidissements du magma injecté dans les fissures de l'écorce terrestre. Certaines de ces intrusions sont restées en profondeur, d'autres ont crevé la surface pour former des volcans. Suivant leur composition et leur vitesse de refroidissement, ces roches ont donnés lieu aux principaux types de texture.

·         Texture granitique (granit) :     Ce type de roche se présente sous forme de gros cristaux

dû à leur vitesse de refroidissement extrêmement lente.

·         Texture porphyrique (porphyre) : La vitesse de refroidissement est moins lente que celle

des granits, ce porphyre est présenté par de gros cristaux entouré d'une pâte microcristalline.

·         Texture vitreuse (laves et ponces) :Sont obtenues par une vitesse de refroidissement très

rapide, de ce fait la cristallisation n'a pas pu se faire.

II .2.2.  Roches sédimentaires :

Ces roches proviennent principalement de la destruction mécanique des roches ignées et du dépôt d'organismes calcaires tant animaux que végétaux au fond de la mer.

Exemple : Le calcaire, le schiste.

II .2.3. Roches métamorphiques :

Ont pour origine des roches préexistantes (éruptives ou sédimentaires) transformées par un phénomène interne forte pression ou température élevée.

 

 

Exemple :          

Granit                   Gneiss,

Calcaire                Marbre,

Grès                      Quartzite,

Argile                    Ardoise.

 

II .3.  Exigences générales imposées :

L'utilisation des roches doit répondre aux exigences suivantes :

·         Homogénéité de constitution

·         Résistance à la compression

·         Résistance à l'attaque des agents atmosphériques

·         Résistance à l'absorption de l'eau

·         Ouvrabilité c.à.d les pierres doivent se laisser travailler facilement.

 

II .3.1. - Roches ignées :

II .3.1.1. Le granit :

 

A. Caractéristiques :

 

·         Grande résistance à la compression

·         Très lourd (poids spécifique entre 2,64 et 3,05 kg/dm3).

·         Très bonne résistance aux agents atmosphériques.

·         Se laisse difficilement travailler.

·         Existe en de nombreuses couleurs (gris, bleu, noir, rouge, verdâtre).

 

B. Utilisation : Généralement utilisé pour les parements de façades, les escaliers et les perrons.

 

II .3.1.2. Le porphyre :

 

               A. Caractéristiques :

 

·         Compact et dur avec des petits et grands cristaux dispersés.

·         Résiste à l'usure et aux agents atmosphériques.

·         Difficile à travailler.

·         Plus lourd que le granit.

·         Couleur généralement grisâtre.

 

B. Utilisation : convient très bien comme pierraille pour béton et aussi comme pierre à paver.

 

 

II .3.1.3. Le basalte :

 

A. Caractéristiques :

-Très dur et très compact.

-Résistant aux agents atmosphériques.

-Très difficile à travailler.

-Poids spécifique de 2,88 à 3 kg/dm3.

-De couleur variante de gris sombre au bleu-noir.

 

B. Utilisation :

 

Pratiquement pas utilisé dans la construction à cause de sa grande dureté ; convient pour des travaux hydraulique (murs de quai, brise-lames).

Cependant, le basalte de lave est moins dur, scié en plaques et utilisé pour les marches d'escalier.

 

II .3.2. Roches sédimentaires :

 

II .3.2. 1. Le calcaire :

 

Principalement constitué de carbonate de calcium et partagé en deux sortes principales :

 

·         Pierres blanches.

·         Pierres bleues.

 

a- Pierres blanches :

 

A. Caractéristiques :

 

·         Calcaire très sableux (de 15 à 40% de sable).

·         Bonne résistance à la compression.

·         Altération rapide de la couleur.

·         Résistance assez faible aux agents atmosphériques.

·         Absorption d'eau de 2 à 30% en poids.

 

B. Utilisation : Moellons et parements.

 

b- Pierre bleues : existent en plusieurs sortes.

 

A. Caractéristiques :

 

·         Résistance à la compression allant de 1200 à 1700 kg/cm2.

·         Absorption d'eau de 0,3 à 1,5%.

·         Résistance à l'usure (devient lisse à l'usure).

·         Section de rupture lisse avec des cristaux brillants.

·         Peut être facilement travaillé.

 

B. Utilisation :

Pour les travaux de façade, soubassements, plinthes, seuils de portes et de fenêtres, encadrements et appuis de fenêtre.

 

II .3.2. 2. Le schiste :

 

Présenté en feuilles parallèles dû aux dépôts successifs des lames d'argile.

 

A. Caractéristiques :

 

·         Très dur et compact.

·         Doux au touche.

·         Résistant aux agents atmosphériques.

·         Existe en de nombreuses couleurs : gris, bleu-noir, vert, violet, rouge-brun.

·         A structure stratifiée.

 

B. Utilisation :

 

Moellons bruts de construction, les déchets de schiste servent à la fabrication de briques et de blocs de construction.

 

II .3.2. 3. Le grès :

 

A. Caractéristiques :

 

·         Absorption d'eau : de 4 à 5 % en poids.

·         Résistant aux agents atmosphériques.

·         Résistance moyenne à la compression.

 

Utilisation : maçonnerie extérieure, pavage.

 

II .3.3. Roches métamorphiques :

 

 

II .3.3.1. Quartzite : formé par cristallisation de grès :

 

A. Caractéristiques :

 

·         Très dur.

·         Surface rugueuse et résistante à l'usure.

·         Stable aux influences atmosphériques.

·         Couleur variante du gris au bleu clair.

 

B. Utilisation : beaucoup utilisé pour des sols et des escaliers, aussi pour parements de façade sous forme de dalle ou de bandes.

 

II .3.3.2. Marbre : formé par cristallisation de calcaire :

A. Caractéristiques :

 

·         Peut être poli

·         Dureté et résistante aux agents atmosphériques.

·         Changement de couleur peut se produire sous l'influence de l'atmosphère et de lumière.

 

B. Utilisation : principalement pour les travaux d'intérieur tels les parements d'escalier et de sol, appuis de fenêtre, lambris, ...

 

II .4. Exploitation de la pierre naturelle :

La pierre naturelles  extraite de carrières, cette extraction peut se faire par tirage d'explosifs, par sciage au fil hélicoïdal.

 

II .4.1.  Tirage d'explosifs :

De nombreux trous profonds et étroite sont forés dans la roche. Au fond de ces trous, on dispose l'explosif (TNT), relié par des fils ou par des mèches à un d'éclancheur, pour la mise à feu.

Ce procédé ne convient qu'à l'extraction des moellons à utiliser bruts ou tout-venant, et destinés :

 

à la construction de maçonneries grossières :

• à l'enrochement.

• au concassage et à la fabrication des ciments.

En effet, ce procédé déforce la texture de la pierre.

 

II .4.2.  Extraction au fil hélicoïdal :

 

Il s'agit d'un fil d'acier qui scie la roche, un jet d'eau entraînant du sable rugueux est envoyé dans le trait du scie, c'est en fait le sable qui scie la roche et non le fil.

 

II .4.3.  Extraction aux coins d'acier ou spigots :

 

On creuse d'abord des trous suivant la ligne de séparation que l'on a choisie, puis on enfonce des coins (spigots) en acier au moyen d'un marteau d'une vingtaine de kilos.

 

II .4.4.  Travail de la pierre :

 

Les grands blocs extraits sont ensuite débités par clivage ou par sciage à l'aide des scie groupées sur un même châssis (armure) ou de la scie à disque (le disque est recouvert de poussière de diamant). La pierre naturelle peut alors être taillée en fonction de sa nature et de son emploi. C'est ainsi qu'un bloc de pierre peut être travaillé à la boucharde, à la gradine, au ciseau plat, etc

La surface de la pierre peut également être ravalée, égrisée, adoucie, polie mate ou polie brillante.

 

II .4.5.  - Forme commerciale de la pierre naturelle :

 

En général, la pierre naturelle est débitée ou sciée en gros blocs, soit à la carrière soit à l'atelier ; elle est sciée en plaques ou tranches, principalement dans les épaisseurs de 2, 3 et 4 cm pour les pierres à polir ; de 5, 6, 8, 10, 12, 15, 16, 18, 20, 22, 25, 28 et 30 pour les pierres à tailler. Dans les commerces, le m3 est utilisé comme unité pour les pierres de construction et le m2 pour le nombre et les pierres polies.

 


Chapitre. 01 :     Propriétés Générales des M.D.C.

 

I.1. L’objectif de la science des matériaux de construction serait de permettre un choix optimal des M.D.C. utilisés dans la réalisation d’un projet, en prenant en compte les conditions d’économie et de sécurité.

I.2.  Propriétés des M.D.C.:

Toute valeur permettant de déterminer une caractéristique donnée est appelée propriété. La connaissance des propriétés des matériaux permet de prévoir leur capacité à résister sous des conditions diverses.

Quelques ex. des propriétés principales des M.D.C.:

 Mécaniques: contrainte, résistance, déformation, plasticité,

Physiques:         dimensions, densité, porosité,

Chimiques:        résistance à la corrosion, aux acides,…

Quelques valeurs usuelles de ‘’ E ‘’ des M.D.C. courants

M.D.C

E (Bars)

Calcaire

280.000 – 980.000

Acier

2 E6 – 2,2 E6

Bois

100.000

Verre

6.000 – 8.000

I.2.1. Dureté : résistance du matériau à l’usure; cette propriété est classifiée selon l’échelle de MOHS.

Indice de qualité

Dureté

Minerai

1

Rayable facilement à l’ongle

Talc, craie

2

Rayable à l’ongle

Gypse, sel gemme

3

Rayable facilement avec une pointe en acier

Calcite, anhydrite

4

Rayable avec 1 pointe d’acier avec 1 faible effort

Fluorine

5

Rayable avec 1 pointe d’acier avec 1 grand effort

Apatite

6, 7

Raye facilement le verre

Felspath, quartz

8, 9

Raye facilement le verre

Topaze, corindon

10

Raye facilement le verre

Diamant

 

I.2.2. Homogénéïté : le matériau est dit homogène, si on découpait ce dernier en morceaux très petits, on devrait retrouver les mêmes constituants.

I.2.3. Isotropie : si on prend un point un point défini dans un matériau, pour qu’il soit isotrope, il faut qu’autour du point et dans toutes les directions, on ait les mêmes propriétés.

I.2.4. Masses volumiques : résultat du rapport Masse / volume du matériau

La masse volumique est dite apparente  o si le volume du quotient est le volume l total du matériau. En revanche, la m masse volumique est absolue si le          e volume du quotient est le volume des o grains solides.

I.2.5. Densité: rapport de la masse volumique du matériau et la masse volumique de l’eau dans les mêmes conditions de mesure (T = 20°c).

M.D.C.

Densité

M.D.C.

Densité

Pierre de taille

2,4 – 2,8

Fer

7,8

Ciment

3,0

Cuivre

8,9

Béton

1,8 – 2,5

Aluminium

2,5

 

I.2.6. Porosité : résultat du rapport du Volume des vides / volume du matériau. 

M.D.C.

Porosité (%)

M.D.C.

Porosité (%)

Calcaire

0,8 – 2,7

Granit

0,05 - 2,8

Craie

3,0 - 53

Sable

0 - 5

n = (Vv / VT) x 100 ; [n] = %

 

 

 

 

I.2.7. Compacité : résultat du rapport du volume des grains solides / volume total.

c = (Vs / VT) x 100 ; c = 1 - n ; [c] = %

I.2.8. Indice des vides : résultat du rapport du volume des vides solides / volume des grains solides.

e = (Vv / Vs) x 100 ;

e = n / c ; [e] = %

I.2.9. Teneur en eau : résultat du rapport Masse de l’eau / masse sèche du matériau.

w = (Mh – Ms / Ms) x 100 ; [w] = %

I.3. Classification :          

On peut classifier les M.D.C. en deux classes:

I.3. 1- matériaux de résistance (granulats, liants, acier, …) 2- matériaux de protection (enduit, peinture, vernis, …),

I.3. 2- protègent les M.D.C. supports des agents extérieurs (rouille, corrosion, insalubrité, …)

On peut aussi classer les M.D.C. selon leur :

I.3.3. Élaboration : dépend de 3 paramètres :

i., nature de la matière première (naturelle ou artificielle),

 ii., propriétés spécifiques (béton étanche, béton décoratif, )

 iii., domaines d’utilisation (Bâtiment, Travaux publics, Travaux fluviaux, Travaux maritimes, …)

I.4. Comportement mécanique : Le matériau ne répond pas de la même manière aux différentes charges auxquelles il est soumis; il peut à fortiori bien résister à la flexion et résister moins bien à la torsion et pas du tout à la traction.

L’expérimentation permet la connaissance de la résistance limite qu’entraîne la rupture du matériau. Cette résistance est souvent le rapport entre la force de rupture et la section ayant subie cette force.

I.5. Durabilité : définie la durée de la persistance de certaines caractéristiques et allure de leur évolution dans le temps sous l’effet des agents agressifs de l’environnement.

La durabilité traduit la résistance du matériau à la dégradation. Le matériau a une durée de vie limite car il subi graduellement des modifications physique, chimique et mécanique qui réduisent sa performance.

 


Ce cours est destiné au étudiants du 3 éme A. Licence Hydraulique.

Contenu de la matière: 

Chapitre 1 : Formulation et propriétés mécaniques du béton armé 

Chapitre 2 : Les règles du B.A.E.L.                                                            

Chapitre 3 : Dimensionnement des sections soumises aux actions centrées

Chapitre 4 : Calcul de sections en béton armé soumises à la flexion simple

Chapitre 5 : Adhérence et ancrage


Module: assainissement urbain

objectif du module:

Le but de ce cours est de permettre à l’élève ingénieur de prendre connaissance d’un part, même d’une façon globale des différentes étapes nécessaires à l’étude hydraulique d’un projet d’assainissement et d’autre part, lui servira d’outil et de support pédagogique pour la préparation de son futur projet de fin d’étude et les études dans sa vie de travail.  

les chapitres de ce module:

Introduction générale

Chapitre I : Caractéristiques générales des eaux évacuées

Chapitre II : systèmes et schéma d’assainissement

Chapitre III : Evaluations des débits à collecter

Chapitre VI : Dimensionnement du réseau d’assainissement

Chapitre V : Ouvrages du réseau d’assainissement

Chapitre VI. travaux de Terrassement et devis quantitatif estimatif

Chapitre VII. gestion et exploitation du réseau d'assainissement




 

Ce cours résume les bases théoriques et expérimentales de l'hydraulique souterraine et discute les différentes hypothèses aboutissant aux équations fondamentales et traite des cas particuliers d'écoulements souterrains qui se rencontrent couramment dans les travaux hydrauliques.

Chapitre 1 : Introduction à la géologie                          

Définition de la géologie, Paléontologie, Origine de la terre,  Division de la géologie

 

Chapitre 2 : Les minéraux et les roches                

Notion de minéralogie, Les roches meubles, Les roches éruptives, Les roches sédimentaires, Les roches métamorphiques.

 

Chapitre 3 : Action des différents éléments sur les roches                           

Action de l’air sur les roches, Action de l’eau sur les roches, Action des glaciers sur les roches

 Chapitre 4 : Notionde géodynamique                                          

Géodynamique interne, Géodynamique externe.

 Chapitre 5 : Adaptation des techniques géologiques aux besoins du génie civil

La cartographiques géologiques, L’emploi des constructions graphiques, Levé géologique